{"id":3330,"date":"2025-01-30T17:24:28","date_gmt":"2025-01-30T16:24:28","guid":{"rendered":"https:\/\/florideshelvetes.ch\/?post_type=product&#038;p=3330"},"modified":"2025-02-26T06:04:13","modified_gmt":"2025-02-26T05:04:13","slug":"dans-les-tenebres","status":"publish","type":"product","link":"https:\/\/florideshelvetes.ch\/?product=dans-les-tenebres","title":{"rendered":"Dans les t\u00e9n\u00e8bres"},"content":{"rendered":"","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"featured_media":2968,"template":"","meta":{"_acf_changed":false},"product_brand":[],"product_cat":[29,21,25],"product_tag":[],"class_list":{"0":"post-3330","1":"product","2":"type-product","3":"status-publish","4":"has-post-thumbnail","6":"product_cat-litterature","7":"product_cat-germanophone","8":"product_cat-romans","10":"first","11":"instock","12":"shipping-taxable","13":"product-type-simple"},"acf":{"courte_description":"Roman elliptique, <em>Dans les t\u00e9n\u00e8bres<\/em> \u00e9voque la duret\u00e9 de la vie de Friedrich Glauser au milieu des plus pauvres, son combat contre les ombres et ses espoirs jamais abandonn\u00e9s. Car l\u2019\u00e9motion et la beaut\u00e9 demeurent, toujours.","nom_auteure":"Friedrich Glauser","nom_auteure_2":"","nom_auteure_3":"","nom_traducteurice":[3133],"nom_prefacierere":[3151],"nom_illustrateurice":"","description_tabs":"Fr\u00e9d\u00e9ric \u2013 alter ego de l\u2019auteur \u2013 quitte l\u2019Afrique et la L\u00e9gion \u00e9trang\u00e8re pour un avenir incertain \u00e0 Paris, puis \u00e0 Charleroi. Il y rencontre entre autres Andreas, \u00e0 l\u2019amour infini pour sa femme et sa terre ; Marcel, qui lutte pour un monde plus juste et plus libre ; Otto, malheureux en affaires ; et Madame Vandevelde, patronne rapace et m\u00e9lomane d\u2019une pension pour ouvriers. Entre ces \u00eatres au destin choisi ou contrari\u00e9, se dessine en creux le portrait d\u2019un homme qui cherche \u00e0 fuir le sien.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\nParu en 1937 \u00e0 B\u00e2le aux \u00e9ditions Gute Schriften, consid\u00e9r\u00e9 par son auteur comme son \u00e9crit le plus important, <em>Dans les t\u00e9n\u00e8bres<\/em> a \u00e9t\u00e9 traduit pour la premi\u00e8re fois en fran\u00e7ais par Claude Haenggli, et publi\u00e9 dans la collection \u00ab Poche Suisse \u00bb des \u00c9ditions L\u2019\u00c2ge d\u2019Homme en 2000. La pr\u00e9sente \u00e9dition reprend la traduction de Claude Haenggli, r\u00e9vis\u00e9e par ses soins, et elle est accompagn\u00e9e d\u2019une pr\u00e9face in\u00e9dite de la critique litt\u00e9raire Christa Baumberger, sp\u00e9cialiste de l\u2019\u0153uvre de Glauser.\r\n\r\n&nbsp;","Infos":"Auteur : Friedrich Glauser\r\n\r\nTitre original :<em> Im Dunkel<\/em>\r\nCat\u00e9gorie : litt\u00e9rature germanophone\r\nDate de publication : 19 avril 2024\r\nLongueur : 156 pages\r\n\r\nISBN 9782940749669\r\n\r\n\u00c9galement en format num\u00e9rique\r\n\r\nPDF : ISBN 9782940749676\r\n\r\nEpub: ISBN 9782940749683","presse":"<strong><a href=\"https:\/\/echomagazine.ch\/\">Echo Magazine<\/a> - Thibaut Kaeser, 9 mai 2024<\/strong>\r\n\r\n(...) Ce n'est pas de l'auto-roman, mais de la litt\u00e9rature brute que la pr\u00e9face de Christa Baumberger se charge de mettre en perspective. Typiquement un de ces bouquins qu'on d\u00e9couvre recouvert de poussi\u00e8re. Mais demande \u00e0 la poussi\u00e8re et alors...\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;","extrait":"D\u2019abord, il y a une salle, haute et blanche. Une nuit claire s\u2019accroche aux arbres devant l\u2019une des larges fen\u00eatres, et le murmure de la grande ville ne passe que tr\u00e8s faiblement \u00e0 travers les rideaux.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\nIl y a de nombreux lits dans cette grande salle, et sur une sorte d\u2019estrade, au fond, br\u00fble une lampe verte.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\nLa grande salle est muette, l\u2019atmosph\u00e8re est silencieuse dehors sous les fen\u00eatres, parfois r\u00e9sonne un sourd battement dans mes oreilles, je ne sais pas s\u2019il vient des rues de la grande ville\u2026 Lorsque je ferme les yeux, des \u00e9toiles multicolores se mettent \u00e0 danser une ronde au rythme de ce battement sourd. Il fait lourd. Puis quelqu\u2019un se met \u00e0 ronfler. Ou est-ce le p\u00e8re Andr\u00e9 qui r\u00e2le\u2005?\u2026\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\nQue cette journ\u00e9e de printemps a \u00e9t\u00e9 longue et chaude\u2005!\u2026 Qu\u2019on se sentait solitaire dans les rues, malgr\u00e9 tous ces gens qui d\u00e9ambulaient\u2005! Que les camions, les autos et les tramways \u00e9taient bruyants\u2005!\u2026 J\u2019ai march\u00e9, march\u00e9\u2026 les visages m\u2019\u00e9taient tous \u00e9trangers, et j\u2019ai pris peur, car il me semblait que j\u2019\u00e9tais soudain devenu invisible\u2026\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\nDans une \u00e9glise, des montagnes de chaises \u00e9taient empil\u00e9es dans les coins, une nonne demandait la charit\u00e9 \u00e0 la porte. Avec sa coiffe empes\u00e9e et ses larges jupes, elle avait l\u2019air d\u2019un oiseau g\u00e9ant. Tous ceux qui entraient lui donnaient de l\u2019argent. Elle murmurait des pri\u00e8res, tandis que ses doigts s\u2019attardaient longuement \u00e0 chaque perle de son rosaire. Elle ne manquait toutefois aucun de ceux qui passaient devant elle, elle \u00e9tendait le bras, une s\u00e9bile en \u00e9tain \u00e0 la main. Elle m\u2019avait regard\u00e9 m\u00e9chamment, parce que je n\u2019avais rien donn\u00e9. J\u2019\u00e9tais moi-m\u00eame compl\u00e8tement d\u00e9muni.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\nEnsuite, sur un banc au bord du fleuve, il avait fait tr\u00e8s chaud. Mes chaussures \u00e9taient us\u00e9es, et je me rappelais que je les avais us\u00e9es sur les chemins qui passent par les vastes plaines, par-dessus les montagnes rouges et les petites rivi\u00e8res o\u00f9 fleurissent des lauriers-roses\u2026 Deux ann\u00e9es, c\u2019est long, et deux ann\u00e9es, d\u00e8s qu\u2019elles ont pass\u00e9, c\u2019est court \u2014 dans notre souvenir.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\nEnsuite, j\u2019ai travers\u00e9 la mer, deux nuits et un jour\u2026 Puis ils m\u2019ont mis une pi\u00e8ce d\u2019argent dans la main et un billet de train\u2026\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\nCela pourrait \u00eatre romantique\u2005: un mercenaire cong\u00e9di\u00e9, un lansquenet. En fait, nous n\u2019\u00e9tions pas des lansquenets, nous n\u2019\u00e9tions pas des mercenaires. Tout \u00e9tait diff\u00e9rent de ce dont nous avions r\u00eav\u00e9. Pourtant, les plaines \u00e9taient belles, de m\u00eame que les nuits d\u2019\u00e9t\u00e9 \u00e0 m\u00eame le sol, sans tente \u2014 et parfois la lune brillait\u2005: son reflet sur la terre \u00e9tait compact, presque tangible, tel du lait caill\u00e9. Mais elle scintillait et m\u2019\u00e9blouissait, comme le fleuve, l\u00e0, sous mes yeux\u2026 Le vieux fleuve dont les flots embrassent une \u00eele\u2005! Qu\u2019une \u00e9glise domine, elle aussi tr\u00e8s vieille, comme l\u2019\u00eele et le fleuve\u2026\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\nPuis je quitte le banc sur lequel j\u2019\u00e9tais assis, je traverse un pont et le bruit de la rue recommence \u2014 mais une haute grille est l\u00e0, et derri\u00e8re cette grille s\u2019\u00e9l\u00e8vent des arbres, et entre eux courent de blancs chemins\u2005: un bassin circulaire renvoie les rayons du soleil comme un miroir \u2014 qui se brise soudain, car des gamins y jettent des cailloux.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n\u00c0 l\u2019ombre des arbres, des dieux blancs sont silencieux. Je ne sais pas s\u2019ils sont de pierre ou s\u2019ils sont vivants. \u2014\u00a0Voici pourtant que l\u2019un d\u2019eux me fait signe, et je prends place \u00e0 ses pieds, sur un tr\u00e8s vieux banc dont la peinture tombe en lambeaux, tandis que de profondes veines parcourent son bois. Je l\u00e8ve les yeux vers le dieu muet, je veux lui demander pourquoi il m\u2019a appel\u00e9 \u2014 mais voici qu\u2019il est de nouveau sans vie et d\u2019une froideur de pierre. Le froid \u00e9manant de lui est si rigoureux que je me mets \u00e0 grelotter\u2005; je n\u2019y comprends rien, car c\u2019est une chaude journ\u00e9e de printemps, l\u2019air vibre au-dessus des sentiers de gravier, des enfants placent leurs bateaux \u00e0 voile \u00e0 la surface du bassin, o\u00f9 ils restent coll\u00e9s, immobiles, contre la bordure de pierre\u2026\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\nUn vieillard prend place \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi. Il a le nez jaune et crochu comme un bec de perroquet, et son menton est si menu qu\u2019il semble que son cou commence directement au-dessous de sa l\u00e8vre inf\u00e9rieure. Il d\u00e9plie un journal et p\u00eache, dans la poche sup\u00e9rieure de sa veste, des lunettes d\u2019acier dont la monture est d\u00e9form\u00e9e. Il se met \u00e0 lire avec recueillement, bien que les lunettes qu\u2019il a mises sur son nez semblent n\u2019\u00eatre qu\u2019un ornement, puisqu\u2019il louche par-dessus les verres.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\nIl ronchonne\u2005:\r\n\r\n\u00ab\u2005Tout va mal, tr\u00e8s mal\u2005!\u2005\u00bb\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\nJ\u2019opine du chef, et j\u2019ai l\u2019impression que ma t\u00eate p\u00e8se plusieurs tonnes.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n\u00ab\u2005Faim\u2005?\u2005\u00bb me demande le vieil oiseau. Ce mot fran\u00e7ais r\u00e9sonne comme le croassement d\u2019un corbeau.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\nJ\u2019acquiesce sans parler. Il me d\u00e9taille. Mon costume lui para\u00eet familier.\r\n\r\n\u00ab\u2005Clemenceau\u2005?\u2005\u00bb questionne-t-il.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\nBien s\u00fbr que c\u2019est un costume Clemenceau. C\u2019est ainsi qu\u2019on appelle en France les habits qu\u2019il faut troquer, \u00e9tant lib\u00e9r\u00e9 de l\u2019arm\u00e9e \u2014 et aussi de la L\u00e9gion \u00e9trang\u00e8re \u2014, contre son uniforme. C\u2019est avec eux que l\u2019on retourne \u00e0 la vie civile \u2014 et l\u2019on porte cependant toujours un uniforme\u2026\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\nUne vareuse de toile gris sombre. Un pantalon sans plis. Ensuite\u2005: des souliers de marche usag\u00e9s, deux cale\u00e7ons, une chemise, un mouchoir.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\nCinq francs et un billet de chemin de fer\u2026","description-auteur":"Surnomm\u00e9 le \"Simenon suisse\", Friedrich Glauser (1896-1938) a connu une vie agit\u00e9e entre litt\u00e9rature, addiction \u00e0 la morphine et s\u00e9jours en institut psychiatrique. ","liens_auteur":3068,"livre_lie_produits":[3355,3389]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/florideshelvetes.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/product\/3330","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/florideshelvetes.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/product"}],"about":[{"href":"https:\/\/florideshelvetes.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/product"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/florideshelvetes.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/product\/3330\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4385,"href":"https:\/\/florideshelvetes.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/product\/3330\/revisions\/4385"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/florideshelvetes.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/product\/3389"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/florideshelvetes.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/product\/3355"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/florideshelvetes.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/auteur\/3068"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/florideshelvetes.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/auteur\/3151"},{"embeddable":true,"href":"https:\/\/florideshelvetes.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/auteur\/3133"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/florideshelvetes.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/2968"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/florideshelvetes.ch\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3330"}],"wp:term":[{"taxonomy":"product_brand","embeddable":true,"href":"https:\/\/florideshelvetes.ch\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fproduct_brand&post=3330"},{"taxonomy":"product_cat","embeddable":true,"href":"https:\/\/florideshelvetes.ch\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fproduct_cat&post=3330"},{"taxonomy":"product_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/florideshelvetes.ch\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fproduct_tag&post=3330"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}